Consultations prébudgétaires 2025-2026 : mémoire-type du RQ-ACA
Le ministre des finances, Éric Girard, prépare le prochain budget du Québec et c’est bientôt le moment d’exprimer vos recommandations.
Les défis actuels du mouvement communautaire sont grands, reflétant les nombreuses crises sociales qui s’aggravent au Québec depuis des années et qui semblent atteindre un nouveau paroxysme.
Exprimons-nous dans le cadre des consultations pré-budgétaires 2025-2026 du gouvernement du Québec!
Nous avons jusqu’au 14 février 2025 pour envoyer un mémoire à l’adresse courriel consultations@finances.gouv. qc.ca.
Pour soutenir la participation aux consultations, le RQ-ACA a produit un mémoire-type. Vous êtes invité·e·s à l’utiliser, vous en inspirer et le bonifier pour refléter la réalité de votre organisme et votre communauté. Il comprend 8 grandes recommandations sur les enjeux suivants : financement de l’action communautaire autonome, le filet social, la justice sociale et climatique, et la justice fiscale.
« Ce sont nos valeurs sociales qui sont en jeu aujourd’hui et qui doivent guider les orientations de ce nouveau budget provincial, c’est-à-dire l’entraide, la solidarité et l’inclusion, les fondements même de qui nous sommes comme société. Il s’agit plus que d’une simple décision budgétaire que le gouvernement doit prendre : nous prônons un véritable changement de vision pour l’avenir du Québec, où le filet social, les droits humains et la protection de l’environnement sont au cœur des politiques publiques. » (Extrait du mémoire-type)
Téléchargez le mémoire-type ici
Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA)

La campagne « Le discours doit changer : parlons pauvreté » est bel et bien lancée!
Sur notre site, vous trouverez :
Le Manifeste pour un Québec sans pauvreté : qui réaffirme que la pauvreté est un déni de droits et qui propose un changement de discours pour une société plus juste.
Le Cahier de revendications : avec nos demandes claires et concrètes pour réduire la pauvreté et assurer le respect de la dignité de toutes et tous.
Les outils de campagne : tracts, affiches et ressources pour vous permettre de relayer et amplifier le mouvement.
Ensemble, nous voulons remettre la lutte à la pauvreté au centre du débat public, en vue des élections provinciales de 2026.
Nous invitons toutes les organisations à signer le manifeste et à se joindre à ce vaste mouvement de solidarité.
Tout est en ligne : pauvrete.qc.ca/campagne
#Parlonspauvrete
Les groupes en défense collective des droits exigent du gouvernement Legault un soutien à la hauteur des besoins.
En ces temps lourds d’austérité, tant financière que démocratique, notre mission de veille des droits sociaux est plus nécessaire que jamais et le secteur de la défense collective des droits (DCD) en témoigne depuis plusieurs années déjà. L’aveuglement volontaire dont fait preuve à répétition le gouvernement en place dans le choix des moyens pour réduire les dépenses accentue les inégalités sociales. Le gouvernement caquiste s’évertue à miser sur la croissance des entreprises par des subventions et congés fiscaux comme solution aux multiples crises qui affligent une proportion grandissante de la population.
Cette stratégie priorise les amis corporatifs au détriment des communautés qui elles, sont de plus en plus durement touchées par la dégradation des conditions de vie pendant que les droits des personnes sont restreints et bafoués. Nous dénonçons les nombreuses contradictions entre le discours gouvernemental et l’absence de gestes concerts pour soutenir la défense collective des droits et plus largement le milieu communautaire. D’une part, on affirme que les organismes communautaires sont reconnus pour leur rôle essentiel auprès de la population, mais on les laisse s’appauvrir année après année, faute d’investissements suffisants ou adéquats. On le dit et on le répète, nous ne sommes pas immunisés contre l’inflation, et sans indexation, le secteur de la DCD ne peut pas mener pleinement sa mission. Pour l’année en cours, on parle d’une augmentation d’à peine un million de dollars pour l’ensemble des 350 groupes, somme dérisoire lorsque comparée aux centaines de millions perdues dans Northvolt, par exemple.
La reconnaissance du gouvernement se résume encore trop souvent à de belles paroles. La ministre responsable de l’action communautaire, Chantal Rouleau, de qui les organismes de défense collective des droits relèvent directement, ne donne manifestement pas l’exemple. Nous devons lui répéter que les sommes investies dont elle se targue sont de l’histoire ancienne, ces dernières étant déjà prévues par le gouvernement précédent ou annoncées depuis dans le plan d’action de 2022. Encore aujourd’hui, le sous-financement chronique, les procédures administratives et les attaques à notre autonomie par diverses lois continuent de limiter la capacité d’agir de nos membres. Des groupes doivent réduire leurs activités et services malgré l’explosion des besoins des communautés. D’autres sont déracinés de leur milieu faute d’avoir accès à des locaux à coût abordable. Plusieurs s’inquiètent de leur capacité à maintenir leur équipe en place. Si rien n’est fait, des groupes nous informent qu’ils devront couper des heures de travail, voir des postes complets dans un avenir rapproché. Actuellement, aucune augmentation de nos budgets n’est annoncée au-delà de la misérable hausse prévue au printemps prochain. Un nouveau gel de nos subventions serait catastrophique. La question se pose encore et toujours: à quand un financement adéquat et une reconnaissance concrète?


